Général

17 juillet 2019

La décision du ministre Jean Boulet permettant la diminution de la formation nécessaire pour opérer une grue met en danger les travailleurs de la construction

Montréal, mercredi 17 juillet 2019– Aujourd’hui, les représentants des sections affiliées à la FTQ Construction représentant plus de 70,000 travailleurs de la construction sont réunis pour dénoncerla diminution de la formation nécessaire pour opérer une grue, une décision autorisée par le ministre du Travail Jean Boulet, qui met la vie de milliers de travailleurs en danger. Cette décision est un retour au Québec des années 1990 en matière de santé et sécurité au travail, car elle ouvre la voie à un nombre accru d’accidents impliquant des blessés et des morts, puisqu’on réduit de 90 % les exigences de formation des grutiers, sous prétexte d’une pénurie d’opérateurs de grues sur les chantiers de construction du Québec.

Le président de la section locale 9, François Patry, accompagné par les représentants de plus de 70 000 travailleurs de divers métiers de la construction (voir liste plus bas), a affirmé être très inquiet pour la santé et de la sécurité des travailleurs qui exercent sur les chantiers près des grues. Ils réitèrent que la formation actuelle, adoptée en 1997, a fait chuter le nombre d’accidents impliquant des grues.

« Pour nous qui représentons plus de 70 000 travailleurs de divers corps de métiers de la construction, un mort, c’est un mort de trop ! Nous demandons formellement au ministre Jean Boulet de maintenir la formation professionnelle adoptée en 1997 parce qu’elle a réduit de 66 % le nombre de décès annuel impliquant des grues. Si le ministre permettait de réduire la formation des pilotes d’avion pour en avoir plus dans le ciel ce serait illogique ! C’est pourtant ce qu’il fait dans le secteur de la construction », souligne François Patry, président de la Fraternité nationale des Charpentiers-menuisiers, section locale 9.

 

Rappel : Le camion-flèche n’est pas un simple outil

Depuis la modification au règlement du 14 mai 2018, les camions flèches peuvent être opérés par des travailleurs détenant une formation de 80 h au lieu de celle de grutier, mais il ne faut pas banaliser la puissance de ces engins : le camion-flèche n’est pas un outil de travail simple à utiliser, seul un grutier bien formé peut l’opérer de façon sécuritaire.

 

L’industrie n’est pas en accord avec le ministre, pour nous la sécurité des travailleurs passe en premier !

 

Arnold Guérin, directeur général, Fraternité inter-provinciaux des ouvriers en électricité, FIPOE

Jocelyn John, directeur général/secrétaire financier, Association de manœuvres inter-provinciaux – AMI

Bernard Girard, directeur général/ secrétaire financier, Union des opérateurs de machinerie lourde, Section locale 791

Guy Martin, directeur, Monteurs mécaniciens vitriers, Section locale 135

Dominic Bérubé, directeur, Association national des travailleurs en tuyauterie et calorifugeurs, Section locale 618

Michel Ortolano, directeur général, Association nationale des travailleurs en réfrigération, climatisation et protection incendie, Section locale 3

Mario Basilico, directeur général, Union des carreleurs et métiers connexes, Section locale 1

Georges Lannéval, directeur général, Association nationale des peintres et métiers connexes, Section locale 99

Rénald Grondin, président FTQ Construction