Maraudage syndical: La FTQ-Construction lance une vidéo et demande plus d’efforts pour l’embauche

La FTQ-Construction poursuit aujourd’hui sa campagne de maraudage syndical à Québec. La FTQ-Construction a exigé davantage d’efforts pour l’embauche de travailleurs et travailleuses de la région en plus de lancer une vidéo mettant de l’avant ses membres, les jeunes et l’avenir.

La vidéo diffusée sur l’internet fait un bref rappel historique des batailles des travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction. Elle traite ensuite des priorités de la FTQ-Construction, comme la santé et sécurité au travail et un projet novateur de sécurité du revenu. La vidéo présente la fierté des hommes et des femmes de l’Industrie et la FTQ-Construction entend mener une vaste campagne publicitaire pour la promouvoir.

«Au Québec, on choisit la construction pour y faire carrière contrairement à d’autres provinces où l’industrie en est une de passage, précise le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet. Nous sommes fiers de nos métiers et il faut s’assurer que l’industrie demeure attrayante avec des projets novateurs comme la sécurité du revenu.»

La FTQ-Construction entend faire cette demande lors des prochaines négociations. «Nous savons qu’il s’agit d’un projet à long terme, mais la construction bat présentement des records d’heures travaillées et c’est le temps de mettre cette revendication de l’avant», explique M. Ouellet.

Une scène émouvante de la vidéo présente un enfant près d’une pierre tombale. Le spectateur comprend qu’il s’agit probablement d’un parent qui y est enterré. Les travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction représentent 5 % de la main-d’œuvre totale au Québec, mais subissent 25 % des accidents mortels de travail. La FTQ-Construction entend s’assurer d’améliorer la santé et sécurité sur les chantiers. «La FTQ-Construction ne fera aucun compromis sur la santé de ses membres, déclare son président, Arnold Guérin. Encore en 2012, des travailleurs et travailleuses n’ont même pas accès à des toilettes avec de l’eau.»

Priorité à l’embauche régionale

Par ailleurs, des entrepreneurs de l’extérieur effectuant des travaux dans la grande région de Québec tentent parfois de contourner les conventions collectives pour éviter d’embaucher des travailleurs et travailleuses de la région. Cette réalité nuit à l’économie locale à Québec, comme dans plusieurs autres régions du Québec. La FTQ-Construction entend agir comme chien de garde dans ce dossier.

«Les travailleurs et travailleuses qui se joindront à la FTQ-Construction peuvent compter sur une équipe qui surveillera de près les entrepreneurs de l’extérieur, assure le représentant régional de la FTQ-Construction à Québec, Alain Huot. Certaines compagnies utilisent les pires subterfuges pour contourner la main-d’œuvre régionale alors que nos membres sont pleinement qualifiés pour l’emploi.»

Contestation de la loi 33

La FTQ-Construction rappelle que la loi 33, adoptée par l’Assemblée nationale à l’automne, brime les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses en plus de briser l’essence même des relations de travail. Une requête officielle sera traitée par le Bureau international du travail (BIT). «C’est une loi qui va beaucoup plus loin que l’abolition de la référence de main-d’œuvre, déplore Arnold Guérin. Partout au Québec, on sent que nos membres sont en colère contre le gouvernement.»

Une assemblée ouverte à tous les membres d’un syndicat de la construction se tient ce soir à Québec. Dans la région de la Capitale nationale, la FTQ-Construction représente 11 192 des 29 367 travailleurs et travailleuses de la construction, soit 38,11 % de représentativité.

La FTQ-Construction poursuit sa tournée régionale à Saint-Georges demain, en Gaspésie la semaine prochaine avant de retourner dans la région métropolitaine par la suite pour une assemblée à Laval le 30 mai. L’horaire complet de la tournée est disponible à l’adresse suivante : http://bit.ly/tourneeregionale

«Il s’agit d’un maraudage très important pour les travailleurs et travailleuses de la construction, termine Yves Ouellet. C’est le temps d’envoyer un message clair au gouvernement qu’il ne peut pas s’essuyer les pieds sur nous.»

La vidéo est disponible à l’adresse: http://bit.ly/unirconstruire