Info-négos : L’Alliance syndicale a tout essayé

L’Alliance syndicale n’a pas réussi à conclure une entente au terme de la période de médiation prévue dans la Loi 142, Loi assurant la reprise des travaux dans l’industrie de la construction ainsi que le règlement des différends pour le renouvellement des conventions collectives.

« Depuis le jour 1 de cette négociation, la partie patronale nous a répété qu’elle irait jusqu’à l’arbitrage pour obtenir gain de cause. C’est donc sans surprise qu’ils ont conservé leurs demandes abusives jusqu’à la fin de la période de médiation » a indiqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de l’industrie de la construction. « Dans ces circonstances, il a été impossible d’en arriver à une entente. Nous n’avons donc d’autre choix que d’attendre la décision de la ministre en espérant qu’elle prendra en considération le bien-être des travailleurs et de leurs familles » a poursuivi le porte-parole de l’Alliance syndicale.

Depuis le mois d’octobre 2016, l’Alliance syndicale a négocié de bonne foi avec les représentants patronaux. Plusieurs propositions ont été déposées tout en réitérant l’impossibilité pour les travailleurs d’accepter des concessions qui les obligent à sacrifier leur temps en famille et leur qualité de vie. De leur côté, les représentants de l’Association de la construction du Québec sont revenus avec les mêmes demandes durant toute la période de négociation, sans la moindre considération pour les travailleurs. Parmi ces demandes, nous retrouvons la reprise obligatoire des heures perdues pour intempérie le samedi, la disparition du préavis de 5 jours pour tout changement de l’horaire de travail, la disponibilité obligatoire des travailleurs de 5 h 30 à 20 h, ainsi que le temps supplémentaire qui avait déjà été statué par un arbitre en septembre 2016.

Par ailleurs, l’Alliance syndicale tient à rappeler qu’elle a réussi à en venir à une entente dans les secteurs résidentiel et génie civil-voirie.

« Nos travailleurs méritaient mieux qu’une négociation de mauvaise foi de la part de leurs employeurs des secteurs institutionnel-commercial et industriel. Nous espérons maintenant que la ministre, Dominique Vien, prendra en considération les nombreux efforts et ne donnera pas aux patrons ce qu’ils désirent depuis le début : un arbitrage sur le temps supplémentaire, les horaires de travail et la reprise des heures perdues pour intempéries. Il en va de l’équilibre de l’industrie et surtout du bien-être de milliers de familles québécoises » a conclu Michel Trépanier.